LYON : UNE PREMIÈRE, UN DOUBLÉ

LYON : UNE PREMIÈRE, UN DOUBLÉ
L'expérience des Coupes n'a pas suffi au Paris-SG pour empêcher Lyon de réaliser le premier doublé Coupe-Championnat de son histoire. Vainqueur 1-0 dans la prolongation grâce à Govou (102e), le septuple champion de France boucle la saison en remportant le trophée qui fuyait le club depuis 1973.

Un doublé historique

Le constat est saisissant. Le paradoxe aussi. C'est sans doute au terme de sa saison la plus difficile depuis sept ans que l' OL s'est offert un doublé Championnat - Coupe de France que seuls l'OM (1989) et Auxerre (1996) avaient réussi à décrocher lors des vingt dernières années. C'est aussi au terme d'un de leurs matches les plus compliqués que les Gones ont su forcer leur destin. Cette finale a d'ailleurs été un condensé de la saison écoulée. Lyon a été malmené, perturbé, poussé dans ses derniers retranchements par un PSG décomplexé, mais Lyon et Alain Perrin ont répondu présents. Présents dans l'engagement, dans la concentration, dans l'état d'esprit, et surtout dans les faits. 35 ans après son dernier succès dans l'épreuve, l'équipe rhodanienne a su courber l'échine, faire valoir son esprit de compétiteur sans équivalent dans l'Hexagone pour brandir la Coupe de France. Un peu comme il a su le faire jusqu'à la dernière journée de Championnat pour accrocher son septième titre de champion.

Pourtant, au regard de la première période, difficile d'imaginer que son adversaire parisien ait lutté jusqu'à la dernière seconde du dernier match de la saison pour assurer sa survie parmi l'élite. Son organisation en 4-3-3 avec un Rothen souvent intercalé dans l'axe, modulable en 4-4-2 en phase défensive, a fait bien mieux que gêner l'OL. Mais l'expérience et les multiples talents d'une équipe sept fois championne de France ont finalement eu raison d'une formation parisienne trop peu réaliste pour espérer mieux. Pour son dernier match sous les couleurs lyonnaises, Coupet a été accompagné de la réussite qui accompagne les grands gardiens. Govou, au club depuis neuf ans, s'occupant du reste d'une frappe sèche du droit après un contrôle un peu long de Keita de la poitrine dans le dos d'Armand (102e).

Paris n'était pas loin

Délesté du poids écrasant et crispant d'un maintien à assurer, les hommes de Paul Le Guen ont joué libérés, à l'image d'Armand et Ceara, bien moins hésitants pour prêter main forte devant. Obligés de défendre en reculant, les Lyonnais ont laissé beaucoup d'espaces dans leur dos. Résultat, les corners se sont multipliés. Sur deux d'entre eux, sortants, Rothen n'était d'ailleurs pas loin de confirmer son statut de meilleur passeur du club. Mais le haut de la barre de Coupet sur une tête de Camara (10e) et un sauvetage sur sa ligne de Kallstrom sur une volée du gauche de Pauleta (32e) ont permis à Lyon de rester un minimum serein. Bien dans leur match, à l'aise pour leur 8e finale de Coupe au Stade de France depuis l'inauguration de l'enceinte, les joueurs de la capitale ont longtemps fait déjouer des Rhodaniens curieusement crispés dans leur 4-4-2. Isolé dans l'entrejeu, Juninho s'est longuement débattu face au trio Clément-Bourillon-Rothen pour donner du relief aux timides offensives de son équipe. Une frappe lourde de Benzema hors-cadre (13e) au sortir d'un double une-deux et un coup franc flottant du Brésilien (25e) n'ont d'ailleurs pas vraiment inquiété un Jérôme Alonzo qui n'aura, tout compte fait, pas eu beaucoup plus à faire que lors de ses 38 journées de L1 passées sur le banc.

Perturbés par l'agressivité et le jeu court des Parisiens dans les intervalles, mais aussi par l'absence de leur patron dans l'axe, Cris (suspendu), les Lyonnais ont concédé bien plus de fautes qu'à l'accoutumée, notamment une, pas loin de les faire rentrer au vestiaire avec un but à rattraper. Un coup franc rentrant de Rothen prolongé par Armand (46e) dans le petit filet de Coupet a fait craindre le pire aux Gones. Sans une position de hors-jeu passif de Yepes, coupable d'avoir gêné le gardien des Bleus, Paris aurait concrétisé sa légère domination. Nul ne saura d'ailleurs si cette action aurait pu faire tourner cette finale du côté de la capitale : la première de la seconde période aurait en revanche dû le faire. Sur une action confuse en surface (63e), Yepes a d'abord trouvé la barre avant que Coupet et Kallström ne sauvent sur leur ligne après une main aussi discrète qu'importante de Boumsong (63e) suite à une tête de Camara. Une frappe en bout de course de Mendy à la fin du temps réglementaire n'inversa pas non plus le court de l'histoire. Il était dit que Pauleta (remplacé à la 80e par Luyindula), pour son dernier match à Paris, ne sortirait pas par la grande porte. Celle que Lyon s'est habitué à emprunter depuis sept ans.
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# Posté le lundi 26 mai 2008 07:03

L'EUROPE MARQUÉE AU FER ROUGE

L'EUROPE MARQUÉE AU FER ROUGE
Déjà âpre en Premier League, le duel entre Manchester United et Chelsea l'a été tout autant lors de la 53e finale de la Ligue des champions. Et, comme en Championnat, il a finalement tourné en faveur des Red Devils, au terme d'un suspense haletant (1-1, 6 tab à 5). MU réalise donc le doublé après cette 3e victoire en Ligue des champions. Fort, très fort.

MU reste invincible en finale

Au regard du long duel que s'étaient livrés Manchester United et Chelsea en Championnat, la physionomie de cette 53e finale de la Ligue des champions n'a, tout compte fait, rien d'étonnant. Rien, à part un scénario que n'aurait sûrement pas renié Alfred Hitchcock et un dénouement favorable à Manchester United au terme d'une séance de tirs au but invraisemblable (1-1, 6 tab à 5). Après 120 minutes d'une bataille acharnée, à l'image de celle qui avait déjà couronné les Mancuniens en Premier League, seule une bonne vieille séance de tirs au but à 1h30 du matin, heure moscovite, pouvait départager deux équipes au niveau de jeu et aux talents équivalents, du moins sur ce match. Equivalents, ou presque. Le manque de sérénité de Drogba, exclu dans la prolongation (116e) pour une gifle sur Vidic, ou le tir au but décisif manqué par John Terry (sur le poteau) lors de la séance fatidique, après un échec de Cristiano Ronaldo, ont finalement fait la différence entre ces deux ogres du football européen. Et bien aidé Manchester à rester invaincu en quatre finales européennes.

Difficile d'ailleurs de ne pas voir un gros signe du destin dans ce quatrième sacre européen mancunien, son troisième en Ligue des champions. Cinquante ans tout juste après le drame de Munich (1958) qui avait fauché toute une génération de Red Devils , quarante ans pile poil après le premier succès du club dans l'épreuve suprême du football européen (1968), Manchester « se devait » de soulever la Coupe aux grandes oreilles sous les yeux de Bobby Charlton, l'un des seuls rescapés de la catastrophe aérienne. « Nous connaissons tout de notre adversaire, nous avons tout étudié. Il ne reste plus qu'à faire confiance aux joueurs » expliquait Alex Ferguson en conférence de presse d'avant-match. Cristiano Ronaldo, LE successeur attitré d'Eric Cantona et de Charlton dans le coeur de l'Ecossais et de tous les fans mancuniens, n'était pourtant pas loin de ne pas la lui rendre.

Drogba, Terry et Anelka ont craqué

Après son ouverture du score (26e) d'une tête magistrale le long du poteau droit de Cech, petite soeur de celle inscrite à Rome en quarts de finale aller, le Portugais était loin, très loin de se douter qu'il manquerait un penalty près d'une heure et demi plus tard. Le premier but de sa carrière face à Chelsea semblait en effet décisif. Mais Chelsea n'est ni Rome ni le Barça. Cette équipe, taillée pour le combat, façonnée par Mourinho depuis 2004 et reprise en main cette année par Avram Grant, n'était pas loin d'offrir une victoire non moins symbolique à son président Abramovich, sur sa terre natale. L'égalisation pleine d'opportunisme de Lampard juste avant la pause (45e) a longtemps permis aux Blues de rester dans le match et de faire douter la machine mancunienne. Puissante, agressive, et très réaliste, l'équipe londonienne ne s'est pas créé des dizaines d'occasions dans une défense qui n'avait, jusqu'alors, pas encaissé le moindre but en quart et en demi-finale. Juste ce qu'il fallait cependant pour trouver le poteau sur une frappe enroulée de Drogba (78e) et la barre sur une frappe en pivot de Lampard (90+3). Face à cette insolente réussite mancunienne, les Blues, Drogba en tête, ont pourtant craqué. La gifle de l'Ivoirien sur Vidic (carton rouge à la 116e), puis les tirs au but manqués par Terry, qui avait une occasion en or d'offrir la première Ligue des champions à son club formateur, puis Anelka, ont séché les larmes de Cristiano Ronaldo. Et bien aidé ces Red Devils, déjà champions d'Angleterre, à conquérir l'Europe.
# Posté le jeudi 22 mai 2008 05:51

Ligue des champions: MU vise un doublé; Chelsea, une première

Ligue des champions: MU vise un doublé; Chelsea, une première
Manchester United s'avance vers la finale de la Ligue des champions face à Chelsea, mercredi à Moscou, avec l'avantage psychologique d'avoir résisté aux assauts des Londoniens dans la conquête du titre en Premier league.

L'avantage de l'expérience sera aussi du côté rouge, deux C1 trônant déjà dans la vitrine d'Old Trafford tandis que Stamford Bridge n'abrite que deux Coupes des coupes.

Pour la deuxième saison consécutive, les Red Devils affrontent les Blues dans une finale de coupe avec le statut de champion d'Angleterre et ils voudront éviter un remake de la FA Cup remportée l'an dernier par Chelsea.

Le doublé Championnat - Ligue des champions compenserait largement l'affront de 2007 pour Manchester qui s'était incliné 1-0 à Wembley dans un match très fermé, décidé par Didier Drogba dans les arrêts de jeu.

Un match semblable est à craindre au stade Loujniki de Moscou entre deux équipes au potentiel équivalent et dotées d'une solide défense.

L'équipe de Sir Alex Ferguson est capable de développer un football très offensif, en témoignent les 109 buts marqués cette saison, là où Chelsea opte davantage pour une attaque très patiente et attend de trouver une faille pour s'y engouffrer.

Le scénario d'un match fermé peut bien évidemment être bouleversé par un but rapide ou par le coup de génie d'un des nombreux grands techniciens présents à Moscou.

Le premier d'entre eux, le Portugais Cristiano Ronaldo, pourrait quasiment s'assurer un Ballon d'or en décembre prochain s'il venait à faire la décision mercredi, après avoir inscrit 41 buts toutes compétitions confondues cette saison.


L'EXPÉRIENCE DE FERGUSON

Le trident qu'il compose avec Wayne Rooney et Carlos Tevez a inscrit 57 des 80 buts de Manchester en championnat et a contribué directement à 78 d'entre eux.

Les Blues se sont davantage réparti la tâche cette saison, Frank Lampard jouant le rôle du milieu qui marque avec 19 buts marqués contre seulement 15 pour Didier Drogba.

United devra se souvenir que les milieux Joe Cole et Michael Ballack peuvent aussi être décisifs.

L'Allemand, décevant pendant 18 mois, a retrouvé son niveau munichois sous les ordres d'Avram Grant et United le sait : il avait inscrit les deux buts de son équipe lors de la victoire 2-1 en Premier League il y a trois semaines.

Les milieux de Ferguson marquent moins mais peuvent toujours surprendre d'une frappe de loin, comme l'a prouvé Paul Scholes en demi-finale en éliminant le FC Barcelone d'un boulet de canon en lucarne.

La différence est grande entre les deux équipes, et pas seulement au niveau du jeu : un monde sépare les deux entraîneurs.

Alex Ferguson est à la tête des Red Devils depuis 22 saisons et les a dirigés lors de 151 matches de Ligue des Champions.

La Ligue des champions serait son 29e titre aux commandes de Manchester United.

En face, l'Israélien Avram Grant affiche 15 matches dans la compétition, 11 avec Chelsea et quatre avec le Maccabi Tel-Aviv et le Maccabi Haïfa.

Il a pris avec succès la suite de Jose Mourinho en septembre dernier et tentera de gagner son premier titre avec le club.

Les deux clubs auront tout à gagner mercredi soir : Manchester United rendrait le plus beau des hommages aux Busby Babes, victimes il y a cinquante ans de la catastrophe aérienne de Munich.

Dix ans plus tard, United avait gagné la première Coupe d'Europe de son histoire à Wembley.

Avec un titre européen, Chelsea remercierait enfin les faramineux investissements de son milliardaire de propriétaire, Roman Abramovich, qui sera à domicile dans les tribunes du stade Loujniki.

Gagner la Ligue des champions à deux pas de la Place Rouge consolerait l'oligarque russe d'avoir laissé le titre anglais à Manchester United. Et assurerait Chelsea d'un budget transferts toujours illimité dans les années à venir.


Equipes probables :

Manchester United: 1-Edwin Van der Sar; 6-Wes Brown, 5-Rio Ferdinand, 15-Nemanja Vidic, 3-Patrice Evra; 7-Cristiano Ronaldo, 18-Paul Scholes, 16-Michael Carrick, 13-Ji-Sung Park; 10-Wayne Rooney, 32-Carlos Tevez.

Chelsea: 1-Petr Cech; 4-Michael Essien, 26-John Terry, 6-Ricardo Carvalho, 3-Ashley Cole; 10-Joe Cole, 13-Michael Ballack, 4-Claude Makelele, 8-Frank Lampard; 11-Didier Drogba, 21-Salomon Kalou.

Arbitre : Lubos Michel (Slovaquie)
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 05:43

INFO TRANSFERT

INFO TRANSFERT
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MATSUI A SAINT-ETIENNE

Ce n'est pas une surprise. Mais c'est désormais officiel, Daisuke Matsui quitte le Mans et jouera la saison prochaine à Saint-Etienne. Le Japonais s'est engagé pour les trois prochaines saisons avec le club du Forez. Une excellente affaire pour les Verts car le milieu de terrain était en fin de contrat avec le MUC72. Arrivé en France en 2004/2005, Matsui aura passé trois ans au Mans, jouant 119 matches de Ligue 1 et marquant 15 buts.

GOMIS ET FEINDOUNO INTRANSFERABLES

Roland Romeyer, co-président de l'AS Saint-Etienne, a tenu à préciser dans les colonnes de la Provence que Bafétimbi Gomis, courtisé notamment par l'OM, resterait chez les Verts la saison prochaine. "Il est intransférable. Même si l'OM arrivait avec trois camions pleins de billets, il ne partirait pas. Il est prêt à rester un peu plus chez nous avant de partir jouer en Angleterre", a-t-il ainsi déclaré. Le dirigeant stéphanois a également tenu à clarifier la situation de Pascal Feindouno : "Il est également intransférable. Avec Gomis, ils feront partie de l'ossature du club la saison prochaine."

NANTES S'ACTIVE

Remonté en Ligue 1, le FC Nantes semble actif pour renforcer son effectif en vue de la saison prochaine. Les dirigeants nantais ont été superviser à trois reprises le défenseur Moises qui évolue à Boavista. En l'état, aucune offre ferme n'a été faite pour le transfert de ce stoppeur solide.

SESSEGNON SEDUIT NEWCASTLE

Kevin Keagan, manager de Newcastle, ne l'a jamais caché. Il adore les joueurs évoluant dans le championnat de France surtout quand ceux-ci sont 3 à 4 fois moins cher que sur le marché anglais. Après Gomis (ASSE) et Diané (PSG), l'ancien attaquant des Reds s'intéresse au Manceau Stéphane Sessegnon. Le Béninois croule sous les demandes venant de France (Monaco, PSG, Saint-Etienne, Bordeaux), d'Espagne et même d'Italie.

LE REAL NE LÂCHERA PAS ROBINHO

Chelsea a toujours faim de stars et d'attaquants pour la prochaine saison alors qu'il se prépare à boucler une excellente saison: vice-champion d'Angleterre et, au moins, finaliste de la Ligue des Champions. Cela n'empêche pas le club londonien de s'intéresser de prêt à l'attaquant du Real Madrid Robinho. Chelsea a proposé 35 millions d'euros pour le faire venir mais le club merengue a déclaré que son joueur était tout simplement "intransférable".

TOTTENHAM : ETO'O TROP CHER

Une saison très moyenne amène Tottenham à prospecter sur le marché des transferts afin que les résultats, la saison prochaine, soit à la hauteur des ambitions. Lundi, son entraîneur Juande Ramos s'est déplacé à Barcelone en compagnie d'un manager du club londonien. Le club catalan demande cependant 40 millions d'euros pour laisser partir l'attaquant camerounais. De plus, 7 millions d'euros lui ont été proposés par saison or c'est ce qu'il gagne déjà avec Barcelone sans les primes.

QUID D'ELMANDER ?

Johan Elmander (Toulouse) intéresse plusieurs clubs dont le FC Barcelone de Josep Guardiola, le Paris Saint-Germain, Bolton et Tottenham. Son agent ne cache d'ailleurs pas que le Suédois a de fortes chances de quitter la Ville Rose après deux ans de bons et loyaux services. "Je crois que Johan va jouer en Espagne, en Angleterre ou dans un grand club en France", a confié Anders Wallsten.

LAMPARD VERS L'INTER ?

Le milieu de terrain de Chelsea Frank Lampard serait proche de l'Inter Milan. Roman Abramovich, propriétaires des "Blues", et Massimo Moratti, président du club nerazzurro, chercheraient, selon la presse anglaise et italienne à convenir des modalités de son transfert.

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# Posté le mercredi 21 mai 2008 05:32

X-special-foot

X-special-foot

X-special-foot reprend du service pour la saison 08-09

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# Posté le samedi 29 décembre 2007 05:29
Modifié le mercredi 21 mai 2008 05:28